Le Ministre d'État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la République Démocratique du Congo, Guillaume Ngefa Atondoki Andali, a donné injonction pour l'ouverture d'une enquête judiciaire à Kisangani.
Dans une correspondance datée du 07 septembre 2026 et adressée à l'Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire de Kisangani dont Congorassure.cd a consulté une copie, le Ministre indique qu'il lui est revenu qu'un incident serait survenu le samedi 05 septembre 2026 à la résidence officielle du Procureur de la République IBM, faisant office de Chef de Parquet près le Tribunal de Paix de Makiso, dans la commune du même nom à Kisangani, à la suite de l'intervention d'éléments de la Police Nationale Congolaise.
Selon les informations portées à sa connaissance, le Commissaire Supérieur responsable de ces éléments aurait donné instruction de procéder à l'intervention sur la clôture en tôles de la résidence, au motif qu'elle serait située sur une emprise du domaine public. Les policiers dépêchés sur les lieux auraient entrepris d'exécuter cette instruction.
Le magistrat aurait alors sollicité un échange avec ledit responsable afin d'obtenir des explications sur le fondement de l'intervention. Il aurait ensuite été impliqué dans une altercation au cours de laquelle des éléments de police présents sur les lieux lui auraient porté des coups et violences physiques.
Les faits ainsi rapportés sont susceptibles de concerner notamment des violences physiques sur la personne d'un magistrat. Les personnes visées par les vérifications devront notamment comprendre le Commissaire Supérieur qui aurait donné ou ordonné l'intervention, ainsi que les policiers ayant participé à celle-ci et, en particulier, ceux qui auraient pris part à l'altercation.
En conséquence, en vertu du pouvoir d'injonction que lui confère l'article 70 de la loi organique n° 013/11-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l'ordre judiciaire, le Ministre enjoint de faire ouvrir sans délai une enquête judiciaire aux fins d'établir les faits, d'en déterminer les circonstances et, le cas échéant, les responsabilités qui pourraient en découler.
Une copie de cette correspondance a été transmise pour information au Président de la République, à la Première Ministre, au Procureur Général près la Cour de Cassation et à l'Auditeur Général des FARDC.
David Aluta