Les députés nationaux élus des cinq (05) provinces issues du démembrement de l'ancienne Province de l'Equateur se sont réunis ce 13 mai 2026 à Kinshasa pour parler de la situation générale que traverse cet espace depuis un temps constitué de la province de l’Equateur, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, Mongala et la Tshuapa.
Alors que les provinces de l’Equateur, de la Mongala et du Sud-Ubangi font face à une crise inter-institutionnelle, ainsi que les actions déstabilisatrices contre les Plantations des Huileries du Congo, en sigle PHC, les députés de cette zone tentent de calmer les tensions. Dans une déclaration rendue publique après leur réunion au palais du peuple, ces parlementaires ont arrêté certaines recommandations pour le bon fonctionnement de ces provinces.
« Quant à la situation politique dans les provinces de l'Equateur, de la Mongala et du Sud-Ubangi, appelons-les uns et les autres au calme car ces conflits entre institutions ne feront que freiner l'élan de développement du Grand Equateur amorcer par l'avènement de Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la tête de la RDC, ce qui va le placer au bas de l'échelle national », indiquent ces parlementaires, tout en exhortent les leaders du Grand Equateur à œuvrer pour la paix et la cohésion entre institutions provinciales d'une part et entre filles et fils du Grand Equateur d'autre part.
Quant aux actions déstabilisatrices des Plantations des Huileries du Congo, en sigle PHC SA, considérée aujourd'hui comme la première et la plus grande pourvoyeuse de l'emploi dans le Grand Equateur avec des succursales à Yaligimba dans la Mongala et à Boteka dans l'Equateur, ces élus attirent solennellement l'attention de la nation sur les conséquences extrêmement graves qui entraînerait toute tentative de déstabilisation des PHC SA.
Parmi les conséquences fâcheuses, les députés nationaux du Grand Équateur notent sur le plan économique la destruction d'un acteur stratégique de l'économie nationale, la chute de la production locale,une dépendance accrue aux importations et l'affaiblissement de la souveraineté alimentaire.
Sur le plan social, ces élus préviennent que la déstabilisation de la Plantation des Huileries du Congo seraient dramatiques pouvant provoquer une perte massive d'emplois et la paupérisation des populations rurales riveraines ainsi que l’aggravation de la misère sociale, la destruction du tissu économique local et l'augmentation des tensions sociales.
Sur le plan sécuritaire, cette situation aura aussi un impact dans des zones déjà fragilisées par la pauvreté et l'enclavement pour entraîner montée de l'insécurité, l'expansion de groupes criminels, des mouvements de populations et des tensions communautaires.
Les élus du Grand Equateur saluent les actions menées par le gouvernement Suminwa pour booster cette société notamment avec les visites du Vice-Premier ministre et ministres de l'économie, de l'agriculture, de l’emploi. Ils mettent en garde les pêcheurs en eau trouble qui chercheraient à déstabiliser cette entreprise, poumon du développement du Grand Equateur avec l'actuel management féminin qui commence à atteindre sa vitesse de croisière en vue de remplir pleinement son objet social.
Ils expriment leur désapprobation aux manœuvres des tireurs des ficelles qui du reste sont connus, et ayant des agendas contraires aux intérêts du peuple congolais en général et celui du Grand Equateur en particulier. Ces représentants du peuple sollicitent, le moment venu, une enquête parlementaire afin de mettre au clair toutes les spéculations qui n'ont comme soubassement que le positionnement politique.
Pacheco Kavundama