Alors que le débat autour du statut administratif de Minembwe refait surface, le député Théophile Basoshi met en garde contre toute initiative susceptible de raviver les tensions communautaires dans les hauts et moyens plateaux de Fizi.
L'élu estime que cette question, déjà examinée dans le cadre du dialogue intercongolais de Sun City, ne devrait plus être instrumentalisée au risque de compromettre les efforts de paix et de cohésion sociale entrepris depuis plusieurs années.
Dans une déclaration rendue publique sur son compte X, l'élu de Fizi affirme que toute tentative d'utiliser Minembwe pour influencer son statut administratif constitue une menace pour la stabilité de cette partie du Sud-Kivu.
Selon lui, une telle démarche ne ferait qu'affaiblir les relations entre les communautés et remettre en cause les progrès réalisés en matière de coexistence pacifique, « le dossier de Minembwe avait déjà trouvé un cadre de discussion lors du dialogue intercongolais de Sun City », déclare-t-il.
Revenir aujourd'hui sur cette question, soutient-il, risque d'alimenter des divisions inutiles dans une région déjà confrontée à de nombreux défis sécuritaires.
« Il n'était pas nécessaire de poignarder la population de Fizi par cette énième provocation allant dans le sens de vouloir remettre en péril les efforts de cohabitation pacifique de nos communautés », a insisté Théophile Basoshi.
Il souligne que cette polémique intervient dans un contexte marqué par la présence de groupes armés et une insécurité persistante dans les hauts et moyens plateaux de Fizi. Il estime que toute remise en cause du statut administratif de Minembwe pourrait être exploitée pour accentuer les tensions et fragiliser davantage la paix dans la région.
Face à cette situation, Basoshi appelle le gouvernement de la République démocratique du Congo ainsi que la communauté internationale à agir rapidement afin de préserver les acquis en matière de paix et de prévenir toute détérioration du climat sécuritaire.
Il exhorte également les acteurs politiques, les leaders communautaires et toutes les parties prenantes à privilégier le dialogue, la responsabilité et le respect des engagements déjà pris, estimant que la paix durable à Fizi passe avant toute considération politique ou administrative.
Dans une province où les questions foncières, identitaires et sécuritaires demeurent particulièrement sensibles, l'élu insiste sur la nécessité de consolider les mécanismes de cohabitation pacifique plutôt que de rouvrir des débats susceptibles de fragiliser les efforts de réconciliation.
David Aluta