Kampala durcit son appel à la paix au Moyen-Orient, tout en réaffirmant une position fondée sur la coexistence entre Israël et un État palestinien. Dans une déclaration publiée le 21 septembre 2026, le gouvernement ougandais appelle les parties concernées à privilégier le règlement pacifique des conflits et met en garde contre les divisions fondées sur l’identité religieuse ou ethnique.
Le gouvernement de la République d’Ouganda réaffirme son appel à une résolution pacifique des conflits au Moyen-Orient. Dans une déclaration publiée à Kampala, le ministère ougandais des Affaires étrangères souligne que son pays ne soutient pas les guerres qu’il considère comme injustes et appelle les acteurs concernés à rechercher une issue politique aux crises qui secouent la région.
Au cœur de la position ougandaise figure une formulation qui place Israël et les Palestiniens dans la même équation diplomatique.
Kampala appelle à reconnaître « l’État d’Israël et les droits des Palestiniens à avoir leur propre État ». Une position qui revient à défendre le principe d’une coexistence entre les deux peuples, plutôt qu’un règlement fondé sur l’effacement des droits de l’un au profit de l’autre.
Kampala dénonce l’absence de traitement « juste » de la question palestinienne
Pour les autorités ougandaises, une partie des difficultés persistantes au Moyen-Orient trouve son origine dans la manière dont différents acteurs ont traité la question israélo-palestinienne.
Kampala estime que cette question doit être abordée sur la base de principes de justice et de respect des droits des populations concernées.
La déclaration ne présente donc pas le conflit sous l’angle d'un simple affrontement entre deux camps. Elle met plutôt l’accent sur la nécessité d’un règlement politique permettant de répondre aux droits et aux aspirations des deux peuples.
Le nucléaire doit rester encadré par le droit international
L’Ouganda aborde également la question de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.
Sur ce dossier, Kampala estime que l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire doit être traitée dans le respect du droit international.
Cette formulation est notable : le gouvernement ougandais ne présente pas dans son communiqué une accusation spécifique contre un État, mais rappelle plutôt le principe selon lequel les questions liées au nucléaire doivent être encadrées par les règles internationales.
Kampala met en garde contre le « poison » des politiques identitaires
Autre volet important de la déclaration : le rejet du sectarisme religieux.
Le gouvernement ougandais cite notamment les divisions entre Juifs, chrétiens, sunnites et chiites et met en garde contre les conséquences politiques de l'instrumentalisation des identités religieuses.
Pour Kampala, la politique fondée sur l’identité — qu’elle soit ethnique ou religieuse — constitue « une erreur idéologique et stratégique » et un « poison » pour les sociétés confrontées aux conflits.
L’Ouganda fait ici référence à sa propre histoire et à celle du continent africain. Le gouvernement affirme que plusieurs pays africains, y compris l’Ouganda dans le passé, ont été profondément affectés par ce type de divisions.
Une diplomatie qui privilégie le dialogue
À travers cette déclaration, Kampala ne se positionne donc pas dans une logique d’alignement automatique sur l’un des protagonistes du conflit.
Son message repose sur plusieurs principes : rejet de la guerre, règlement pacifique des différends, respect du droit international, reconnaissance d’Israël, droit des Palestiniens à leur propre État et rejet du sectarisme religieux et ethnique.
Dans un Moyen-Orient marqué par des conflits persistants et des fractures politiques et religieuses profondes, l’Ouganda entend ainsi défendre une approche diplomatique axée sur le dialogue et la coexistence.
La position de Kampala peut se résumer en une formule : reconnaître les droits des deux peuples, respecter le droit international et privilégier la paix à la confrontation.
Source : Ministère des Affaires étrangères de la République d’Ouganda, Kampala, 21 septembre 2026.
Diddy Mastaki