La riposte contre la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Nizi est confrontée à de sérieuses insuffisances, alerte la Société civile forces vives de l’Ituri, qui évoque une situation épidémiologique jugée préoccupante sur la base des données recueillies sur le terrain.
En mission d’évaluation dans les aires de santé de Nizi, Lopa et Iga Barrière, le coordonnateur de la société civile, Ir Dieudonné Lossa, indique que la zone fait face à une évolution rapide des cas et à des difficultés importantes dans la prise en charge des malades.
« 92 décès confirmés et plus de 200 cas suspects en 28 jours », a-t-il déclaré, soulignant l’ampleur de la situation sanitaire.
Selon lui, ces chiffres traduisent une pression importante sur le système de santé local, déjà fragilisé par un manque de moyens logistiques et humains. Il évoque notamment des limites dans la disponibilité des centres de traitement, des ambulances et des équipes d’enterrement digne et sécurisé (EDS), indispensables dans la gestion de l’épidémie.
« 92 décès confirmés et plus de 200 cas suspects en 28 jours », a-t-il répété, insistant sur la nécessité d’une réponse plus renforcée et mieux coordonnée pour contenir la propagation du virus dans les différentes aires de santé touchées.
La société civile souligne que ces données, bien que issues de constats de terrain, nécessitent une validation et une mise à jour régulière par les services sanitaires compétents afin d’assurer un suivi fiable de l’évolution de l’épidémie.
Elle appelle enfin les autorités sanitaires et les partenaires impliqués dans la riposte à renforcer les capacités de surveillance, de prise en charge et de prévention dans la zone de santé de Nizi, afin de freiner la progression de la maladie et de réduire les risques de transmission communautaire.
Joël Heri Budjo