La riposte contre la Maladie à Virus Ebola est en difficulté dans la zone de santé d'Alimbongo, au centre du territoire de Lubero. Des cas de résistance populaire perturbent l’intervention des équipes de la riposte.
Touchée par la 17e épidémie d’Ebola il y a moins d’une semaine, la zone de santé d’Alimbongo notifie 9 cas positifs dont 8 décès. A la notification du premier cas, les autorités locales avaient annoncé le renforcement des mesures, notamment la surveillance épidémiologique et le listage des contacts.
Cependant, la riposte semble compliquée. Une forte résistance communautaire émerge à Alimbongo, zone sous occupation rebelle de l’AFC/M23.
Des sources locales parlent d'une situation critique avec le retrait par force du dernier cas encore actif de l'Hôpital Général de Référence d'Alimbongo dimanche 4 octobre, par sa famille.
Elles rapportent que le personnel soignant voulait transférer le malade au Centre de Traitement d'Ebola de Kayna pour une prise en charge appropriée, mais le patient aurait refusé.
Les membres de sa famille sont venus le récupérer de force à l'Hôpital, faisant fi du risque de contamination.
Sur les 4 aires de santé touchées, seuls 47 contacts ont été listés jusqu'ici. La décontamination a été possible qu’à Kitsombiro, de Luseke vers Hutwe et au centre de santé de M'Bingi.
En revanche, à Kasingiri, c'est l'impasse. Zéro listage et zéro décontamination, renseignent nos sources. Les équipes font face à une résistance farouche de la communauté, qui refuse toute intervention.
Cette situation inquiète les autorités sanitaires, qui craignent une propagation silencieuse de l'épidémie dans cette zone secouée par la guerre du M23
Martin Leku