Le président du noyau de la société civile de Mulambula à Bukavu, Aokowa Yesu Mwenze est porté disparu depuis maintenant deux (02) jours.
Ce défenseur des droits humains a quitté son domicile dans des circonstances floues, renseignent des sources laissant sa famille et ses collaborateurs dans une attente insoutenable.
Des indiscrétions inquent que des soupçons pèsent lourdement sur le bourgmestre nommé par la rébellion dans la commune d’Ibanda, accusé par certains témoins comme le commanditaire présumé de cet enlèvement.
Dans un contexte où une grande partie de la province subit l'influence ou l'occupation des rebelles de l’AFC/M23, la sécurité des leaders d'opinion est devenue extrêmement précaire.
Père de famille et acteur engagé, Aokowa Yesu Mwenze Julien est décrit comme un « sujet de droit » dévoué à l’intérêt général. Sa disparition brutale illustre la vulnérabilité des activistes au Sud-Kivu, un terrain où les menaces et les violences à l'égard de la société civile sont devenues monnaie courante. Ses proches, plongés dans l'angoisse, dénoncent un silence opaque autour de son sort et craignent pour son intégrité physique.
Face à cette nième agression contre la liberté d'expression, les défenseurs des droits humains montent au créneau. Ils rappellent que la protection des citoyens et des activistes est une obligation régalienne, garantie par les textes nationaux et internationaux.
L'urgence est désormais à l'action. La population et les organisations citoyennes exigent, une enquête immédiate pour localiser la victime, la sécurisation des acteurs de la société civile dans les zones sous pression rebelle.
Dans un climat de peur généralisée, le sort d'Aokowa Julien est devenu le symbole d'une justice qui ne doit plus se taire.
Merveilles Kiro