Le Vice-Premier ministre et ministre Belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a tenu à clarifier, ce vendredi 12 juin 2026, la position de la Belgique sur la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Réagissant aux interprétations suscitées par l’une de ses précédentes déclarations, il a affirmé que le retrait des troupes Rwandaises du territoire Congolais n’était soumis à aucun préalable, notamment à la neutralisation des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR).
« Qu’il n’y ait pas d’ambiguïté : l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC ne sont pas négociables. Pas de conditions, pas de préalables », a écrit le chef de la diplomatie Belge sur son compte X.
Se disant « outré par les déformations délibérées ou non de la position de la Belgique sur l’Est de la RDC » à la suite d’« une lecture biaisée » de l’un de ses précédents messages, il a rappelé que son pays avait toujours été « à la pointe de la défense de ces principes au niveau international ».
Il a également renouvelé sa condamnation de « l’agression rwandaise », assurant qu’il continuerait à la dénoncer « tant que l’ensemble des troupes Rwandaises n’auront pas quitté le sol Congolais ».
Cette mise au point intervient alors qu’une déclaration attribuée au ministre Belge circule largement sur les réseaux sociaux. Celle-ci laissait entendre que le retrait des forces Rwandaises de la RDC devait aller de pair avec la neutralisation des FDLR, deux mesures présentées comme « rapides et indispensables pour parvenir à une paix durable » dans la région des Grands-Lacs. Une interprétation que Maxime Prévot rejette désormais explicitement.
Le ministre Belge a toutefois réaffirmé son attachement à l’application intégrale des accords conclus à Washington entre Kinshasa et Kigali. Selon lui, ces engagements prévoient à la fois le retrait des forces Rwandaises et la neutralisation des FDLR.
« Ces accords sont limpides : le retrait des troupes Rwandaises et la neutralisation des FDLR figurent dans la même phrase, à l’article 1 », a-t-il expliqué, tout en rejetant l’idée d’un lien de conditionnalité entre les deux dispositions.
« Contrairement à l’intox qui circule, la Belgique ne conditionne pas l’un à l’autre. Elle demande simplement que chacun honore ses engagements librement consentis et reconfirmés à plusieurs reprises », a-t-il précisé.
Pour appuyer cette position, Maxime Prévot a cité les démarches soutenues par les États-Unis, notamment par Massad Boulos, ainsi que celles du Qatar, de Union Africaine et des partenaires du Groupe de contact international.
Estimant que « la population Congolaise a trop souffert », le chef de la diplomatie Belge a appelé à une mise en œuvre rapide des engagements pris afin de mettre fin aux violences dans l’Est de la RDC. Évoquant également l’urgence humanitaire et sanitaire, notamment liée à l’épidémie d’Ebola, il a exhorté toutes les parties à faire taire les armes et à privilégier la voie diplomatique.
Gloire Malumba, Kinshasa