La société civile de la chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa (Ituri) dresse un bilan accablant de plus 190 civils qui ont été tués depuis janvier 2026 lors d'attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) qui ont intensifié des incursions dans cette partie de la RDC.
Selon cette organisation citoyenne, cette série de violences traduit une dégradation persistante de la situation sécuritaire dans cette partie de l'Ituri, où les populations continuent de payer un lourd tribut aux incursions des groupes armés.
Face à ce bilan jugé alarmant, la société civile appelle les autorités Congolaises à renforcer les opérations militaires dans la région afin de mieux protéger les habitants et de mettre fin aux attaques contre les civils.
Cette alerte intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des incidents sécuritaires dans le territoire de Mambasa. Ces derniers jours, plusieurs faits ont été signalés, notamment l'incendie de motos abandonnées par des civils sur l'axe Makumo–Mahu et la capture d'un présumé combattant ADF à Bela, des carnages et attaques ciblant la population civile, autant d'événements qui illustrent la persistance de l'insécurité dans cette partie de la province de l'Ituri.
Les organisations locales estiment qu'une intensification des opérations de sécurisation demeure indispensable pour restaurer la confiance des populations et empêcher de nouvelles pertes en vies humaines.
Des mêmes scènes affreux sont également enregistrées en province du Nord-Kivu, dans le territoire de Beni et certaines contrées périphériques de la ville de Beni. Des faits inquiétants, poussant la population à crier jour et nuit à une réforme du mode opératoire des opérations Shujaa conjointement menées par les FARDC et l'armée Ougandaise, l'UPDF afin de mettre fin à cette terreur qui endeuille la partie Est de la RDC depuis près d'une décennie.
Diddy Mastaki