Jules Ngeleza, activiste engagé dans la promotion des droits humains dans l'Est de la RDC, dénonce les coups de fouets violents et autres traitements cruels, inhumains et dégradants dont a été victime Weragi Bifuko dans la ville de Goma, avant de succomber à ses blessures.
Enseignant de profession, Weragi Bifuko est mort en détention samedi 05 septembre 2026 dans la ville de Goma, après son arrestation par les services de renseignements du M23, rapporte ce défenseur des droits humains.
Selon Jules Ngeleza, la victime demandait simplement à être remise dans ses droits. Après avoir contesté l'occupation de sa parcelle à Goma, juste après la chute de la ville entre les mains des rebelles de l'AFC-M23 et de leur allié le Rwanda, l'enseignant avait saisi les responsables du mouvement pour faire entendre sa voix et faire valoir ses droits.
Malheureusement, il a été interpellé puis conduit dans un cachot communément appelé « Chien méchant » où il a subi des coups violents de fouets et des actes de torture avant de succomber à ses blessures, déplore l'activiste.
Cet acte ignoble met en lumière la persistance des actes de violences dont continuent d'être victimes les populations dans la ville de Goma, y compris dans d'autres entités environnantes sous domination de la rébellion de l'AFC-M23.
Malgré les démarches entreprises par sa famille, la dépouille mortelle n'a toujours pas été remise à ses proches, ce qui témoigne du degré de cruauté dont font montre les rebelles du M23, accuse Jules Ngeleza. Il dénonce également la spoliation systématique des maisons appartenant à autrui dans la ville de Goma et ailleurs.
Les organisations de défense des droits de l'homme sont appelées à s'impliquer davantage pour réclamer la protection des populations civiles et de leurs biens dans les zones sous occupation.
Rédaction