Deux jeunes hommes, tous originaires de Biakato-Centre, ont été tués vendredi 04 septembre 2026 à Biamu, dans la chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa. Le même jour, quatre (04) autres corps en état de décomposition ont été retrouvés à Amani, plusieurs jours après une attaque attribuée aux ADF.
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la chefferie des Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Deux civils ont été tués vendredi 04 septembre à Biamu, selon des informations rapportées par l’Association pour la protection et la défense des enfants et des femmes vulnérables (APDEF) Mambasa. Les victimes sont présentées comme deux jeunes habitants de Biakato-Centre.
À cette nouvelle attaque s’ajoute la découverte, le même vendredi, de quatre corps en état de putréfaction à Amani. D’après les informations communiquées par l’APDEF Mambasa, ces personnes seraient parmi les victimes d’une attaque survenue le vendredi 28 août dernier. La découverte tardive de ces dépouilles contribue ainsi à alourdir davantage le bilan des violences enregistrées dans cette partie du territoire de Mambasa.
Face à cette situation, l’APDEF Mambasa déplore ce qu’elle décrit comme la poursuite des mouvements des combattants ADF dans plusieurs zones de la chefferie des Babila-Babombi. L’organisation estime que cette situation expose davantage les populations civiles et appelle les autorités compétentes à renforcer les opérations contre les groupes armés.
L’APDEF recommande notamment le lancement d’une offensive contre les éléments armés responsables des violences afin de réduire leur capacité à continuer d’inquiéter la population. Elle plaide également pour l’organisation rapide de l’enterrement digne des corps abandonnés dans les zones affectées, compte tenu des risques humanitaires et sanitaires liés à leur décomposition.
L’organisation demande en outre la mise en place d’une enquête indépendante destinée à établir les responsabilités dans les différentes attaques enregistrées dans la région. Pour elle, l’identification des auteurs et des circonstances précises de ces violences est indispensable afin d’éviter toute confusion et de garantir que les responsables répondent de leurs actes.
Sur le plan humanitaire, l’APDEF Mambasa appelle également le gouvernement, ainsi que les organisations humanitaires, à assister les populations déplacées à la suite de ces violences. Une attention particulière devrait, selon cette organisation, être accordée aux enfants devenus orphelins à la suite de la crise sécuritaire, notamment à travers leur protection et leur encadrement.
Pour Ram’s Malikidogo, présenté comme DDH dans le territoire de Mambasa pour l’APDEF Mambasa, la situation nécessite une réponse urgente et coordonnée des autorités sécuritaires, administratives et humanitaires.
La succession des attaques et la découverte tardive des corps illustrent surtout l’urgence d’une réponse permettant à la fois de protéger les civils, de prendre en charge les victimes et d’établir les responsabilités. Alors que de nouvelles victimes viennent s’ajouter au bilan des violences dans la chefferie des Babila-Babombi, la population attend désormais des mesures concrètes des autorités pour renforcer sa sécurité et permettre aux familles affectées de retrouver un minimum de stabilité.
Joël Heri Budjo