La population du chef-lieu du groupement Penyi, dans le secteur de Walendu Tatsi (territoire de Djugu), traverse une crise humanitaire locale après une série d’incendies dont l’origine reste inconnue. En quelques jours, plusieurs habitations ont été réduites en cendres, laissant de nombreuses familles sans abri.
Selon les autorités coutumières locales, plus de trente maisons ont déjà été détruites dans différentes localités du groupement. Le phénomène continue d’inquiéter la population, qui vit désormais dans la peur de nouveaux sinistres.
Rien que dans la journée du mercredi 17 juin, sept maisons supplémentaires ont été consumées par les flammes, aggravant la situation des ménages déjà affectés.
Les villages concernés sont notamment Penyi-Centre, Lidjo, Dhendro et Gukpa, où les habitants font face à une précarité croissante. Plusieurs familles sinistrées se retrouvent sans abri, sans vivres, sans vêtements et sans biens de première nécessité.
La répétition de ces incendies suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté, alors que l’origine du phénomène demeure inconnue à ce stade. Les habitants redoutent de nouveaux cas dans les prochains jours, ce qui accentue le climat d’insécurité et de panique.
Face à cette situation, le chef du groupement Penyi, Badjos Dz’na Patrick, lance un appel pressant aux autorités provinciales et nationales ainsi qu’aux organisations humanitaires pour une assistance urgente en faveur des ménages sinistrés.
Il appelle à une mobilisation rapide afin de fournir des abris, des vivres et des articles ménagers de première nécessité aux familles touchées, en attendant des solutions durables.
Par ailleurs, la population demande l’ouverture d’enquêtes afin de déterminer les causes exactes de ces incendies à répétition qui continuent de fragiliser la stabilité du groupement Penyi.
Joël Heri Budjo