La situation sécuritaire continue de susciter de vives inquiétudes dans la ville de Goma, au Nord-Kivu, où plusieurs organisations de la société civile dénoncent la recrudescence des violations des droits humains et des actes de criminalité.
Face à cette situation, des appels se multiplient en faveur d'une meilleure protection des populations civiles.
C'est dans ce contexte que le Conseil communal de la Jeunesse de Goma a exprimé sa profonde préoccupation face à la persistance de l'insécurité et des atteintes aux droits humains dans la ville, actuellement sous le contrôle du M23. Par la voix de son président et défenseur des droits humains, Jules Ngeleza, cette structure a rapporté la découverte d'un corps sans vie dans le quartier Kyeshero.
Selon les informations communiquées, le corps d'une femme a été retrouvé dans la matinée du 29 juin 2026, emballé dans un sac abandonné sur l'avenue Polyclinique 2, à quelques mètres de l'enclos du Centre de Transit de Goma, dans le quartier Kyeshero.
Avant d'évoquer les circonstances de cette découverte, le Conseil communal de la Jeunesse précise que les premiers témoignages recueillis sur place font état de mouvements suspects observés au cours de la nuit.
D'après ces témoignages, la victime aurait été abandonnée sur les lieux par des individus portant des tenues semblables à celles de militaires, arrivés à bord d'un véhicule durant la nuit.
À ce stade, ces informations reposent sur des témoignages locaux et n'ont pas fait l'objet d'une confirmation officielle par les autorités compétentes.
Réagissant à cette situation, Jules Ngeleza estime que ce nouveau drame illustre la dégradation persistante de la sécurité à Goma. Il regrette que des hommes en uniforme soient régulièrement cités dans plusieurs cas d'insécurité signalés par la population et appelle à l'ouverture d'une enquête afin d'établir les responsabilités.
Le Conseil communal de la Jeunesse de Goma exhorte enfin les autorités compétentes ainsi que les organisations nationales et internationales de défense des droits humains à prendre des mesures urgentes pour protéger les civils, faire toute la lumière sur ce nouveau cas et lutter contre l'impunité.
Rédaction