À l'occasion de la Journée des Parents, le président du Conseil communal de la Jeunesse de Karisimbi, Claude Rugo, a rendu un hommage empreint d'émotion aux parents vivant dans l’Est de la République Démocratique du Congo, durement éprouvés par les conséquences du conflit armé qui secoue la région.
Dans un message publié samedi 1er août, Claude Rugo s'interroge sur le sens de cette célébration dans une partie du pays où de nombreuses familles vivent sous la menace permanente des violences.
« Et si tous les parents célébraient cette journée de la même manière ? Surtout en l'Est de la RDC, où certains se trouvent aujourd'hui même sous les lits à cause de cette guerre injuste », écrit-il.
Le responsable de la jeunesse évoque le drame des familles ayant perdu leurs enfants lors des bombardements et des attaques armées, rappelant que certaines bombes ont détruit des foyers entiers, privant des parents de leurs enfants.
« Certains étaient parents de trois ou quatre enfants. Puis une bombe tombe sur leur maison et emporte ces enfants. Seront-ils encore appelés parents après cela ? », s'interroge-t-il avec émotion.
À travers cette déclaration, Claude Rugo condamne également ce qu'il qualifie de « passivité » de la communauté internationale face à la guerre qui continue de faire des victimes dans l'est de la RDC. Il estime que ce conflit arrache chaque jour des parents à leurs familles et plonge des milliers d'autres dans la souffrance.
Pour le président du Conseil communal de la Jeunesse de Karisimbi, la véritable célébration de la Journée des Parents ne peut avoir de sens que dans un contexte de paix.
« On n'est vraiment parents que lorsqu'on vit en paix et que l'on voit ses enfants en bonne santé, devant soi », affirme-t-il.
À travers ce message, Claude Rugo lance un appel en faveur d'une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo, afin que les familles puissent retrouver leur dignité, leur sécurité et le droit de vivre ensemble loin des violences.
« Tuna choka » (« Nous sommes fatigués »), conclut-il, exprimant le ras-le-bol d'une population confrontée depuis plusieurs années aux conséquences de la guerre.
Rédaction