Une nouvelle naissance a été enregistrée au sein de la famille Bageni, dans le Parc national des Virunga. Dans une annonce publiée ce mercredi 21 octobre 2026, le parc indique que les pisteurs communautaires ont observé un nouveau-né le samedi dernier. Ruzuzi a donné naissance à un petit mâle. Il s'agit de la 4e naissance enregistrée cette année dans cette famille, qui compte désormais 61 individus, ce qui porte à 17, le nombre total de naissances enregistrées dans le parc depuis janvier.
La famille Bageni avait déjà accueilli des jumeaux mâles en janvier, nés de la femelle Mafuko. Baptisés Uzima et Uiti, les 2 petits avaient porté l'effectif du groupe à 60 individus. Avec l'arrivée du nouveau-né de Ruzuzi, cette famille est désormais présentée comme la plus grande famille de gorilles de montagne connue au monde. En mars, une autre naissance gémellaire avait été signalée dans la famille Baraka. Il s'agissait d'un mâle et d'une femelle, un événement rare chez les gorilles de montagne.
La nouvelle annoncée ce mercredi s'ajoute à la naissance signalée le 13 octobre dernier dans la famille Humba. Ndala, une femelle âgée de 12 ans, avait alors donné naissance à un petit mâle. Cette naissance portait à 16 le nombre de gorilles nés en 2026 dans le secteur de Mikeno. Le nouveau bilan de 17 naissances communiqué par le parc concerne, lui, l'ensemble du Parc national des Virunga.
Les naissances se sont multipliées au cours de ces dernières années dans les familles de gorilles suivies par les équipes du parc. Huit naissances avaient été enregistrées en 2025, contre 10 en 2024, selon les données présentées. Le bilan de 2026 dépasse donc déjà celui de chacune de ces 2 années.
À l'échelle du massif des Virunga, partagé entre la République démocratique du Congo, le Rwanda et l'Ouganda, la population des gorilles de montagne dépasse aujourd'hui les 1 000 individus. La partie congolaise abrite à elle seule près de 350 gorilles de montagne. Le Parc national des Virunga demeure ainsi l'un des principaux sites de conservation de cette sous-espèce menacée.
Ces grands singes contribuent à la régénération des forêts en dispersant les graines des fruits qu'ils consomment. Leur survie reste toutefois menacée par le braconnage, les maladies et la destruction de leur habitat naturel. Dans l'est de la RDC, l'insécurité complique également le travail des équipes chargées de leur protection et du suivi des différentes familles.
Daudi Amin