Le député national She Okitundu, membre de la commission mixte Défense et Sécurité–Relations extérieures de l’Assemblée nationale, a pris part, mardi 14 avril, à l’examen des aspects techniques liés à la mise en œuvre de deux accords majeurs adoptés en plénière.
Il s’agit de l’accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, ainsi que de l’accord de partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis d’Amérique.
Saisie par le Bureau de l’Assemblée nationale, la commission mixte disposait d’un délai de 24 heures pour analyser ces deux (02) projets de loi, déjà déclarés recevables et adoptés en première lecture, et formuler des recommandations à l’attention du gouvernement.
Au terme des travaux, She Okitundu a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rapide et effective de ces accords, condition essentielle, selon lui, pour garantir la stabilité du pays et restaurer son intégrité territoriale.
Le député a notamment rappelé l’existence d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies exigeant le retrait immédiat et sans condition des troupes Rwandaises du territoire Congolais, une exigence qui, à ce jour, reste encore non appliquée. Dans cette dynamique, l’accord de Washington est perçu comme un mécanisme devant faciliter l’exécution de cette résolution.
Toutefois, plusieurs mois après son adoption, ses effets tardent encore à se concrétiser. Face à cette situation, la commission a formulé une série de recommandations visant à renforcer l’effectivité de ces engagements internationaux. Celles-ci seront enrichies par le bureau de l’Assemblée nationale avant leur présentation en plénière.
Par ailleurs, She Okitundu a mis en avant le rôle stratégique des États-Unis d’Amérique, en tant que membre permanent du conseil de sécurité et partenaire clé dans cet accord.
Il estime que Washington pourrait exercer une influence déterminante pour favoriser le respect des engagements pris, notamment en ce qui concerne la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Enfin, il a souligné que l’accord de partenariat stratégique ouvre des perspectives importantes dans l’exploitation des minerais critiques, dans un cadre qu’il souhaite « mutuellement avantageux » pour la RDC et ses partenaires.
La question devrait être examinée lors de la prochaine séance plénière, marquant ainsi la dernière étape de la procédure parlementaire relative à ces deux accords.
Rédaction