À Bunia, le Fonds National de Promotion et de Service Social (FNPSS) a organisé une réunion d’évaluation de la mise en œuvre du plan social de la province de l’Ituri. Les travaux ont réuni les autorités provinciales, des représentants des services étatiques, des coopératives minières ainsi que plusieurs acteurs économiques et sociaux.
Cette rencontre visait à faire le point sur l’exécution de la feuille de route du comité provincial de suivi et d’évaluation du plan social, adopté il y a plus de deux ans dans le cadre du partenariat entre le gouvernement provincial et le FNPSS.
Dans son intervention, le gouverneur militaire de l’Ituri, le Lieutenant-Général Johnny Luboya N’kashama, a rappelé que ce mécanisme repose sur un protocole signé en avril 2021 entre la province et le FNPSS. Selon lui, le plan social provincial doit servir d’outil de relèvement socio-économique en faveur des populations affectées par les conflits armés.
Le gouverneur a indiqué que plusieurs étapes prévues dans la feuille de route ont déjà été réalisées, notamment la mise en place des structures techniques chargées du suivi du programme et les missions de sensibilisation menées dans certaines entités de la province.
Il a également souligné que ce plan entend promouvoir la réinsertion socio-économique des personnes vulnérables, des déplacés ainsi que des anciens combattants engagés dans le processus de paix.
De son côté, l’Administrateur directeur général du FNPSS, Alice Mirimo Kabetsi, a expliqué que cette réunion constituait une évaluation à mi-parcours destinée à mesurer l’impact des premières actions déjà réalisées.
Selon elle, certaines activités sociales ont été lancées dans des zones passées sous contrôle des autorités, avec l’appui des coopératives minières et d’autres partenaires locaux.
« Le plan social provincial est un instrument de consolidation de la paix », a-t-elle déclaré, estimant que l’accès à l’emploi, à la formation professionnelle et aux initiatives sociales peut contribuer à réduire l’adhésion des jeunes aux groupes armés.
Alice Mirimo Kabetsi a annoncé une deuxième phase du programme prévue à la fin du mois de juin. Celle-ci devra concerner les zones affectées par les conflits afin d’identifier, avec les communautés locales, les priorités en matière de développement.
Les organisateurs ont appelé les partenaires publics et privés à renforcer leur implication dans la mise en œuvre du plan social, présenté comme un mécanisme destiné à améliorer les conditions de vie des populations de l’Ituri touchées par l’insécurité.
Joël Heri Budjo