En visite à Kinshasa, le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), Carl Skau, a réaffirmé le soutien de l’agence onusienne aux priorités du gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka.
Le partenariat entre la République démocratique du Congo et le Programme alimentaire mondial (PAM) entre dans une nouvelle phase. Au cœur des discussions : les cantines scolaires, la lutte contre la malnutrition, la sécurité alimentaire et la réponse à l’épidémie d’Ebola.
Reçue le 28 juillet à la Primature par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, une délégation conduite par le directeur exécutif du PAM, Carl Skau, a réaffirmé la volonté de l’agence des Nations unies d’accompagner les grandes priorités sociales et sanitaires du gouvernement congolais.
Cette rencontre intervient alors que Kinshasa prépare la mise en œuvre du Plan stratégique pays 2027-2030 du PAM, un document que Carl Skau présente comme « pleinement aligné » sur les orientations définies par l’exécutif congolais, notamment en matière de développement du capital humain, de sécurité alimentaire et de lutte contre la malnutrition.
Parmi les principaux dossiers abordés figure le Programme national de cantines scolaires, récemment lancé par le gouvernement. Pour l’exécutif, cette initiative constitue un levier stratégique afin d’améliorer la fréquentation scolaire, réduire la malnutrition infantile et soutenir les économies rurales.
Le PAM entend jouer un rôle central dans son déploiement. L’objectif affiché est ambitieux : permettre à près d’un million d’enfants de bénéficier de repas scolaires dans le cadre du prochain cycle stratégique de l’organisation.
Pour Carl Skau, ce programme dépasse largement la seule question de l’alimentation des élèves.
Le modèle privilégié repose sur un approvisionnement en produits agricoles locaux, favorisant ainsi les circuits courts. Cette approche devrait simultanément garantir des repas plus nutritifs adaptés aux habitudes alimentaires congolaises, créer des débouchés pour les petits exploitants agricoles, renforcer les revenus des femmes impliquées dans la préparation des repas et stimuler les économies locales.
Au-delà des cantines scolaires, les deux parties ont passé en revue les défis persistants liés à la sécurité alimentaire en République démocratique du Congo, pays où plusieurs millions de personnes restent confrontées à l’insécurité alimentaire en raison des conflits, des déplacements de populations et des effets du changement climatique.
Le PAM a assuré vouloir renforcer son accompagnement auprès du gouvernement afin d’améliorer les programmes de nutrition destinés aux populations les plus vulnérables et de contribuer aux efforts de développement du capital humain.
Cette coopération devrait constituer l’un des axes majeurs du partenariat entre Kinshasa et l’agence onusienne au cours des prochaines années.
La rencontre a également permis d’évoquer la riposte contre la maladie à virus Ebola, alors que les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour contenir les foyers épidémiques.
Carl Skau a salué les actions entreprises par le gouvernement et confirmé que le PAM poursuivra son appui opérationnel. Celui-ci comprend notamment l’assistance logistique, le transport aérien humanitaire assuré par le Service aérien d’aide humanitaire des Nations unies (UNHAS) ainsi que l’assistance alimentaire destinée aux personnes touchées par la maladie, à leurs familles et aux communautés affectées.
Pour l’agence onusienne, cette réponse intégrée demeure essentielle afin de limiter les conséquences sanitaires, sociales et économiques des épidémies.
Rédaction