La coordination territoriale de la société civile de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, a publié le 30 janvier 2026 un communiqué de presse dénonçant l’interruption présumée et intentionnelle de tous les réseaux de télécommunication dans le territoire depuis près de dix jours. Selon l’organisation, cette coupure prive la population d’un droit humain fondamental : la communication, intimement liée à la liberté d’expression et d’information.
Dans son communiqué, la société civile rappelle que ce droit est protégé tant par le droit international à travers l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques que par la constitution congolaise (article 24), qui garantit la liberté d’information et de presse par tous les moyens de communication.
« Le fait de couper les signaux de tous les réseaux de télécommunication en territoire de Masisi constitue ipso facto un crime au regard des lois nationales et internationales », affirme le communiqué, soulevant des interrogations sur une éventuelle cabale visant la population de Masisi ainsi que celles des territoires voisins de Walikale et Rutshuru, qui font face à des interruptions similaires des services Vodacom, Orange et Airtel.
La société civile appelle les instances internationales compétentes à diligenter une enquête afin de déterminer les responsabilités et prendre les mesures légales nécessaires. Elle exhorte également le rétablissement immédiat des services, signalant les conséquences socio-économiques graves de cette coupure et les craintes de représailles parmi la population.
Télesphore Mithondeke, au nom de la coordination territoriale de la société civile de Masisi, conclut en demandant une réponse urgente pour mettre fin à ce calvaire qui dure depuis dix (10) jours.
Diddy Mastaki